Les mercredis de la glandouille – Pourquoi regarder Halt and Catch Fire

Séries cette semaine ! On parle pas mal de Halt and Catch Fire. Parce que ça cause informatique (donc c’est forcément cool), mais aussi parce que l’un de ses personnages principaux, une femme qui n’en veut, intrigue beaucoup. Voici ce que j’en pense.

Halt and Catch Fire raconte l’histoire de Joe, un gosse de riche précédemment cadre chez IBM. Pour des raisons obscures, il a claqué la porte et est allé toquer chez Cardiff Electric, une société qui conçoit des logiciels. Il propose à son PDG de fabriquer un ordinateur portable, avant IBM. On est alors dans les années 80, aux tout débuts de l’informatique telle que nous la connaissons. Pour réaliser son projet, il fait appel à Cameron, une jeune prodige tout droit sortie de l’université, et Gordon, un type de Cardiff encore abîmé par sa dernière tentative de conception de PC.

J’ai commencé Halt and Catch Fire parce que la série semblait diffuser un message féministe, mais pas seulement. J’avais fini depuis un petit moment Silicon Valley, et j’avais totalement adoré cet univers geek et ces histoires de programmation. Je voulais le retrouver, et c’est pour ça que j’ai décidé de commencer cette série. Si en plus il pouvait y avoir des personnages féminins, je n’étais pas contre : Silicon Valley ne fait intervenir que deux femmes dans la série, et aucune d’elle ne porte un pantalon avant l’avant-dernier épisode (c’est un détail très parlant d’après moi). Alors oui, effectivement les filles d’Halt and Catch Fire sont vraiment cool. J’ai un peu du mal avec Cameron : je m’attendais à trouver un personnage émancipé, et elle se tape Joe dès le premier épisode. Je suis par contre totalement fan de Donna. Elle apparaît au départ comme un personnage de second plan : c’est la femme de Gordon, et elle travaille elle aussi dans l’informatique. Peu à peu, on se rend compte qu’elle est aussi voir plus douée que son mari. Elle se contente d’abord de passer de temps en temps pour donner un coup de main, puis se retrouve à sauver la situation : une vraie tête.

Kerry Bishe as Donna Clark and Mackenzie Davis as Cameron Howe - Halt and Catch Fire _ Season 2, Gallery - Photo Credit: Frank Ockenfels 3/AMC

La classe.

Ok, ça parle informatique, il y a des personnages cool. Pourtant, j’ai eu un peu du mal avec la saison 1. Les protagonistes travaillent dans un milieu qu’ils adorent et qui les passionne. Mais la pression est telle qu’ils passent les trois quart de leur temps à se hurler dessus. Leurs relations sont infectes et m’ont vraiment mise mal à l’aise. J’ai failli arrêter, mais j’ai voulu laisser sa chance à cette série (oui, même au bout du dixième épisode). Et je n’ai pas regretté. Je ne veux pas vous dire grand chose sur la seconde saison, mais je l’ai largement préférée à la première. Un tout petit spoiler : ça parle création de jeux vidéos. Franchement, je ne vois pas ce qu’il vous faut de plus.

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Les mercredis de la glandouille – Trois dessins animés à voir

On est en juillet, c’est les vacances ! (les personnes normales sont en vacances en aout ? Je ne suis pas une personne normale.) Le moment de partir à l’autre bout du monde… Ou de passer ses journées à rien faire parce que hein, on n’est pas tous pleins aux as. Pour mettre à profit ces moments de glandouille, je vais vous proposer, chaque mercredis de Juillet, un truc à faire dans votre canapé. On attaque !

Les gens fermés d’esprit estiment que les dessins animés, c’est que pour les gosses. Bien. On les emmerde. J’aime me poser devant un bon cartoon et en prendre plein les yeux. Pourquoi pas vous ? Voici trois dessins animés à binge-watcher allégrement.

Avatar, le dernier maître de l’air

avatar2On n’est pas contents.

Allez, on commence avec une évidence, mais je me devais de mettre Avatar dans cette liste pour ceux qui ne connaissent pas. C’est un dessin animé américain de 61 épisodes. L’histoire se passe dans un monde s’apparentant à l’Asie durant l’époque féodale. Certaines personnes ont reçu le don de contrôler un élément. Mais une seule et unique personne, est capable de contrôler les quatre : c’est l’avatar. Cet avatar, c’est Aang. Il vient du peuple de l’air, qui a été exterminé par la nation du feu. Et son rôle est de rétablir l’équilibre entre les quatre éléments.

Avatar, c’est vraiment bien pour plein de raisons. Aang est accompagné par Sokka et Katara, deux jeunes du peuple de l’eau. Le crew qu’ils forment est touchant mais aussi vraiment drôle. L’histoire est captivante, prenante, parfois super triste. Mais c’est grâce à cet univers incroyable que les scénaristes ont créé. Les combats sont particulièrement classes, avec une musique impeccable. Et puis franchement, l’équipe a du bien s’amuser en créant la faune : des bisons volants, des taupes géantes, des canards-tortues, des ours-ornithorynques… Beaucoup d’hybridations d’animaux existants, et c’est ridiculement drôle.

Et si vous avez aimé, ce n’est pas fini : la série dispose d’une suite appelée La légende de Korra. On suit les aventures de l’avatar suivant, une jeune fille du peuple de l’eau. Cette série est elle aussi très bien. Elle reprend l’univers d’avatar mais le monde est alors plus évolué : les nations utilisent des technologies plus avancées, et Korra doit faire face à de sombres intrigues politiques. Le tout a un côté un peu steampunk qui n’est pas pour me déplaire.

Wakfu

wakfuC’est le bazar mais c’est bien

On passe à une production française ! Wakfu vient de chez Ankama, une maison d’édition qui fait beaucoup, beaucoup de choses bien. L’une de ses productions phares, c’est Dofus. Si vous avez été ado durant les années 2000, vous avez certainement entendu parler de Dofus, ce MMORPG chronophage et mignon. Wakfu est un spin-off. On y suit les aventures de Yugo, un éliatrope accompagné de son petit Tofu. En quête de ses origines, il rencontre Tristepin, un Yop armé d’un Shusu, Amalia, la princesse des Sadida, et Evangéline, sa garde du corps.

Vous n’avez rien compris ? C’est normal. C’est toute une mythologie qu’Ankama a construit autour de Dofus et de ses spin-off. Le monde de Wakfu abrite différents peuples avec leurs spécificités et leurs pouvoirs, qu’on découvre et qu’on apprend à connaître au fil de l’histoire. La série est composée de 55 épisodes à dévorer. Si le design est résolument enfantin, les problématiques sont parfois très dures. OUI, j’ai versé une larme devant Wakfu et je n’ai pas honte. Commencer ce dessin animé, c’est aussi plonger dans un univers vraiment captivant. Car une fois qu’on a fini Wakfu, il y a aussi des tas de BD éditées par Ankama. Et celles-ci ne sont pas toutes des BD commerciales et opportunistes. Les comics Remington par exemple, sont une vraie tuerie.

Foster, la maison des amis imaginaires

foster

Séquence nostalgie : je mattais Foster sur Cartoon Network quand j’étais ado et qu’on avait plein de chaînes à la maison. C’était mon dessin animé préféré. J’ai réussi à retrouver les épisodes il y a peu de temps et sans surprise, c’est toujours top.

L’histoire se passe dans un orphelinat pour amis imaginaire. Vous savez, ces copains qu’on invente quand on est gamins et qu’on s’ennuie : où pensez-vous qu’ils vont quand on en a assez d’eux ? Ils disparaissent ? Bah non : ils vont dans une grande maison et ils attendent que quelqu’un d’autre veuille bien les adopter.

Mac, lui, n’a pas trop envie de laisser tomber son copain Bloo, même si il a une grande gueule. Alors il décide de revenir tous les jours pour passer du temps avec lui. A chaque épisodes, il vont vivre une aventure complètement dingue bien digne de Cartoon Network.

On est loin des récits précédents en mode quête initiatique. Les histoires se résument à des pièces secrètes dans la maison, un nouveau venu, un départ… Ce qui me plaît chez Foster, la maison des amis imaginaires, c’est son côté barré. Les personnages sont sensés sortir tout droit de l’imaginaire des enfants. Ils ont tous un design absurde et très drôle : mon personnage préféré est une espèce de bison bipède doté d’énormes cornes et maladivement timide. L’un des potes de Bloo mesure trois mètres, dont 2,5 mètres de jambes. Et Bloo est… Une simple boule bleue. Les dessins animés de Cartoon Network on ce côté absurdement drôle auquel je suis totalement accro. J’étais fan des Super Nana, j’aimais aussi beaucoup Dexter, mais c’est Foster qui gardera la place numéro 1 dans mon cœur.

The Buffy puppet show #1 – Buffy & Angel

Ça faisait longtemps que j’avais envie de re-regarder toutes les saisons de Buffy contre les vampires (en fait, depuis que j’avais vu ce très bon épisode de Pitch). Étant ado, je l’avais suivie sur M6 puis sur W9, donc évidemment pas dans l’ordre. A l’époque je ne me rendais pas compte que c’était du Joss Whedon, je regardais cette série d’un œil « innocent ». C’est comme redécouvrir Buffy : les vampires me faisaient tellement flipper que je n’avais pas perçu tout le potentiel comique de la série.

Maintenant que j’ai terminé la saison 1, je vous propose trois misérables strips qui la récapitulent de façon tout à fait exhaustive (non). Les deux suivants viendront les semaines prochaines !buffy1Buffy2buffy3

Typologie des populations de bibliothèque universitaire

Je viens de passer un mois entier dans une bibliothèque universitaire. Vous savez ce que ça veut dire ? Ça veut dire que j’ai épiés beaaaucoup de gens différents. De manière générale, avec quatre années de fac à mon actif, j’ai pas mal de trucs à dire sur ces gens. Voici un petit inventaire… temporel des populations de bibliothèques universitaires.

De fin janvier à fin mars : les habitués

Ceux-là sont ceux qui te feront sentir le plus coupable. Pendant cette période, les gens « normaux » (mais qu’est-ce que la normalité ?) vont à la BU uniquement pour bosser sur un travail de groupe ou trouver un bouquin qu’ils doivent lire obligatoirement parce qu’ils auront un contrôle de lecture dessus. Et puis il y a ces gens, qui passent leurs journées assis à la même table avec une bouteille d’eau et plein de feuilles couvertes de notes. Tu les as bien remarqués : quand tu passes dans la BU, tu marches le nez au sol pour te convaincre qu’ils ne sont pas là. Une fois pour un exercice, j’en ai interviewée une : elle m’a expliqué qu’elle venait tous les jours pour ficher ses cours histoire de pas avoir trop de boulot au moment des révisions de partiels. Et pourtant, elle fera quand même partie de la seconde catégorie.

Début janvier et avril : ceux qui révisent

Durant cette période, la tension monte d’un cran. A tous ceux qui comptent réviser leurs partiels à la BU : prévoyez. Venez à l’ouverture, ou même avant, ou même prenez une tente pour dormir sur le trottoir et être sûrs d’être les premiers sur place. Les bonnes places, près d’une prise électrique et pas trop loin du routeur wi-fi, se vendent cher. Certains sont prêts à se battre pour elles. Venez à dix heures et vous pourrez être sûrs de trouver toutes les places occupées par des étudiants fermement décidés à rester toute la journée. Ceux-là croulent sous les montagnes de fiches bristol, ont déjà vidés quatre surligneurs et apprennent même par cœur leur liste de course, par réflexe.

En mai : ceux qui écrivent leur mémoire

Ça y est, la période des partiels est passée. La BU s’est progressivement vidée, mais pas complètement, car de nombreux étudiants doivent rendre leur mémoire en juin. Ils remportent le prix des bureaux les plus encombrés : paquets de gâteaux, fiches, carnets, bouquins, ordinateur… Ils apportent leur maison à la BU parce qu’ils ont la place, et qu’ils y passent la semaine. Si le concept de « nocturne » ferait frissonner n’importe quel étudiant, pour eux cela sonne comme une douce musique.

bu1Il fait nuit, je lis des bouquins de socio, tout va bien !

Personne ne le sait mais ils font des concours silencieux des plus hautes piles de bouquins. Ils ont souvent des boules quiès et décochent des regards noirs à ceux qui auront eue la mauvaise idée de venir bosser un oral ici. Un conseil : déplace toi à pas feutrés si tu ne veut pas être lapidé à coups de codes civils.

En juin : les retardataires

Les résultats des partiels sont tombés ! C’est cool non ? Pas pour tout le monde… Certains ont récolté des notes catastrophiques, et il leur faudrait plus qu’un dix pour les rattraper. Un petit tour s’impose alors à la BU, visite de la dernière chance puisqu’ils n’ont que quelque jours pour ingurgiter un semestre de cours. Les retardataires représentent probablement la population de BU la plus désespérée de cette liste. Plus paniqués que ceux qui révisent leurs partiels, moins ordonnés que ceux qui écrivent leurs mémoires, la déprime se lit dans leurs yeux.

bu2Le désespoir.

Il faut dire qu’hier leurs potes ont fait une soirée pour fêter les résultats, et eux ils étaient au lit à 23h histoire d’être en forme pour aller à la BU à l’aube le lendemain. Si tu te balades dans cette antre de perdition durant cette période, ne soit pas surpris de sentir des dizaines de regards sur toi. Tu es un être humain mouvant, leur seule distraction de la journée.

Mon retour en gifs

Exactement 27 jours après avoir quitté l’Asie, le manque de soleil, de chaleur et de saveurs improbables se fait toujours sentir. Même ma parfaite expression écrite (non) ne saurait exprimer comment je me sens. Alors j’ai choisi de le faire en gifs. De rien.

Quand je suis arrivée à l’aéroport de Bangkok

aéroport

Quand je suis entrée dans l’avion

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Quand j’ai appris dans l’avion qu’il faisait 18 degrés et qu’il pleuvait à Lyon

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Quand une fois arrivée en France j’ai essayé d’affronter le décalage horaire

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Quand j’ai retrouvé mon copain

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…et que j’ai appris qu’il gagnait des sous…

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….mais qu’il m’en filerait pas.

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Quand j’ai revu mes potes après quatre mois

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Quand ils m’ont demandé pourquoi j’avais pas bronzé

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Quand j’ai repensé au goût du green curry, devant mon plat de pâtes

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Quand j’ai essayé de me mettre à mon mémoire

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Quand mon mec me surprenait sur facebook au lieu de bosser

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Quand je tombe sur les photos facebook de mes potes restés en Asie

photo_facebook

Quand mon responsable de master commentera mon mémoire

responsable_mémoire

Trois astuces pour écrire son mémoire

A mon retour d’Asie, j’avais un véritable Mont Everest qui m’attendait : écrire un mémoire de 50 pages, en un mois pile. Fini les pool party et les cocktails multicolores, place aux piles de bouquins et à l’angoisse de la page blanche !

C’est le second mémoire que j’écris, et comme la première fois, un constat m’a frappée : il est difficile de trouver de vrais conseils de méthode sur internet. Face à l’ampleur de la tâche, je n’ai trouvé personne pour me dire par où commencer. Résultat : j’ai complètement bâclé mon premier mémoire. Pour le second, vu l’urgence de la situation et la médiocrité de mon travail de l’année dernière, j’ai décidé de m’organiser plus concrètement. A toi qui dois attaquer mais qui est pommé, voici mes trois formules magiques !

Un outil salvateur, le carnet de mémoire

Depuis septembre, je fonctionne avec un bullet journal. Sorte de carnet à to do list ultra-organisé, il m’aide à ne rien oublier et surtout à tenir le coup dans les moments de rush. En me calquant sur ce principe, je me suis créé un carnet de mémoire.

L’idée est simple : sur la première page, je fais le sommaire de tout ce que je dois écrire. Je consacre donc trois pages à mon plan (au cas où je décide d’en changer), trois pour noter mes sources et sept pour mes recherches. Il convient donc de numéroter les pages. Une fois qu’elles sont remplies, je crée une nouvelle entrée dans le sommaire. Pareil si j’ai d’autres idées de listes.

carnet_mémoireEt on ne se moque pas de gommettes !!

Cette méthode me permet de concrétiser mon travail. Toutes mes notes sont au même endroit, si bien qu’il me suffit de tourner les pages pour retrouver à quoi je pensais il y a trois jours ou la semaine dernière. Elle peut sembler archaïque mais je me suis rendu compte que lorsque j’écris quelque chose à la main, c’est comme si je l’écrivais dans mon cerveau. Lorsque je dois me rappeler d’un truc important, je l’écris sur un papier, même si je sais que par la suite je ne regarderais pas le papier. Si c’est votre cas aussi, le carnet de mémoire peut être un bon allié !

Point de détail (qui n’en est pas un pour moi) : j’ai choisi un petit carnet à spirales, pratique pour prendre plein de notes et l’emporter partout. Je n’aime pas utiliser des carnets moches. Si vous voulez en trouver des jolis et fonctionnels, je vous conseille de vous rendre dans les boutiques pour artistes (à Lyon par exemple, Graphigro est une mine d’or) !

Une technique implacable, les pomodoro

Le rapport avec les tomates italiennes, je ne sais pas : les pomodoro sont une technique pour gérer son temps de concentration efficacement. A force de passer ses journées à la bibliothèque, on finit par en avoir jusque là et par ne plus réussir à se concentrer. On commence alors à errer sur des sites inutiles, à traîner sur son téléphone… En fait, le cerveau a besoin de décompresser pour mieux fonctionner ! L’idée est de se concentrer à fond pendant 25 minutes non-stop, puis de se détendre pendant 5 minutes. Re-concentration pendant 25 minutes, détente de 5 minutes, concentration de 25 minutes et enfin détente de 15 minutes. Ensuite si on le sent, on recommence. J’aime cette technique parce qu’elle me permet de me donner à fond en sachant qu’au bout du compte, je pourrais me détendre un peu.

Pour la mettre à exécution, on peut utiliser un simple minuteur, ou une application dédiée. Ma préférée sur Android est Tomate Mécanique, peu gourmande en énergie, fonctionnelle et esthétique. En plus, elle enregistre les pomodoro effectués et les affiche sur un calendrier, pour qu’on sache quand est-ce qu’on a rien glandé et quand est-ce qu’on a viré rat de bibliothèque.

Mc Luhan a dit : 10% d’invention

Enfin, un dernier conseil plus théorique. L’an dernier, je me suis fait taper sur les doigts parce que ma bibliographie était quasiment vide. Écrire un mémoire avec cinq ou six références au compteur, c’est aller droit au casse-pipe. Je m’en suis très vite rendu compte en lisant des thèses (oui, je suis allée loin dans le délire). Les auteurs en citent d’autres au moins une fois par paragraphe ! Mais j’en ai eu la confirmation en lisant Pour comprendre les médias, de Mc Luhan. Allez, si vous avez fait le moindre petit semestre de socio, vous connaissez Mc Luhan. Le mec qui dit des choses très intéressantes mais compressées dans des bouquins écrits en très très petit. Dans son prologue, en substance, il raconte que son éditeur lui a balancé « mec, tu me fais peur là : un bouquin normalement, c’est 10% d’invention et 90% de reprises. Y’a trop de choses nouvelles dans ton manuscrit » ce à quoi Mc Luhan a répondu (en substance) : « Je sais coco. Mais la socio en a besoin. ». On remettra en cause mes citations plus tard : le fait est que pour avoir moins de chance de se planter, il est plus malin de citer régulièrement d’autres auteurs. Selon moi, il n’y a rien de mal à aller chercher ses références sur internet, mais les livres sont assez indispensables. Parce qu’ils proposent une réflexion bien plus poussée… Après si vous allez me chercher des articles de 300 pages sur internet, je retire ce que j’ai dit.

Et vous, vous avez des astuces ? Et que pensez-vous des miennes ? (oui parce que comme dit Iannis Pledel dans Le blog face à la clôture informationnelle, « Être prêt à la discussion et le montrer est primordial, le « Qu’en pensez-vous ?» que l’on retrouve sur bon nombre de blogs est d’ailleurs à cet égard significatif. »).

Songkran, une bataille d’eau à échelle nationale

Mon séjour en Asie s’est terminé, mais en beauté : les 13, 14 et 15 avril, j’ai eu la chance de participer à Songkran, le Nouvel An bouddhiste. A la base, il s’agit simplement de verser un peu d’eau sur ses proches, en signe de respect. Au fil du temps, c’est devenu un énorme water fight qui dure trois jours non-stop. Donc si tu te prends un coup de karcher dans la tronche, sois content, c’est par respect.

Bien avant le début des festivités, on sent l’approche de Songkran. Dans les commerces s’alignent des rangées de fusils à eau multicolores, mais pas seulement. Les magasins vendent aussi des lunettes de protection, des pochettes waterproof pour les téléphones… Autant d’indices qui montrent que cette fête est totalement dingue. Beaucoup de thaïs profitent de ces trois jours fériés pour rentrer dans leur famille. Chiang Mai est une destination très liée au nouvel an bouddhiste. Si on souhaite y aller, il faut prévoir bien à l’avance puisque les bus sont très vite pleins. Et accepter de se retrouver coincé dans les bouchons ! Vidé d’un peu de sa population, Bangkok a un côté plus serein, moins bondé.

Mais pas partout ! A Bangkok, on converge souvent vers les mêmes quartiers pour faire la fête et s’arroser en batailles rangées. Siam, l’un des centres névralgiques de la capitale, regorge de monde et promet une bonne ambiance, bien qu’un peu commerciale à cause de la présence de stands promotionnels. Khao San Road est aussi envahie, presque trop. Nana, le quartier des bars (et de prostituées), est assurément l’un des plus fous. Des tas de gens accoudés aux comptoirs, une bière dans la main, un flingue dans l’autre, arrosent copieusement les passants. Des filles en mini-short très très mini poussent des cris suraiguës, des habitués foncent dans le tas bazooka à l’épaule, imperméable intégral et lunettes de protection pour compléter la panoplie.

11161698_10153301753804433_3960811264248431038_oOn est parés aussi ! (photo by My-Ly)

Mais tout ça ne serait pas complet sans une autre tradition de Songkran : l’argile. Ces petites boulettes à mélanger à de l’eau sont vendues partout pour trois sous. Les thaïs en mettent directement sur le visage des gens. C’est assez désagréable mais c’est également assez impoli de refuser : dans la tradition bouddhiste, ce geste est sensé porter chance. Alors soi on accepte de se retrouver barbouillé de terre par des inconnus tous les 100 mètres, soi on applique discrètement la technique du « oh tiens quelqu’un avec de l’argile, je vais aller de l’autre côté plutôt ». Ils ont l’air tellement ravis que j’ai fini par choisir la première solution…

Songkran n’est pas juste l’application douteuse d’une tradition millénaire. C’est trois jours de fête non-stop pour tout le monde, petits et grands, locaux et étrangers. C’est comme une complicité surprenante qui s’installe dans tout le pays. Et selon moi, c’est une très bonne raison d’aller en Thaïlande, même pour une semaine.