Les livres et moi

Aujourd’hui, c’est le Ray’s Day. Vous en avez peut-être entendu parler, peut-être pas : l’idée est de célébrer l’amour des livres, un événement rassemblant auteurs et lecteurs.

J’avais d’abord l’intention de ne rien faire, ne me sentant pas trop liée à cet univers. Et puis j’ai bien réfléchi : en fait, J’ADORE les bouquins. Voici comment ma vision des livres a évolué en grandissant.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cinq ans : la découverte

Je n’ai jamais été une gamine précoce, mais j’ai toujours été une passionnée. Arrivée en CP, on m’a présenté deux choses : la lecture et les maths. J’ai trouvé la lecture vraiment géniale et les maths vraiment barbantes. Aujourd’hui, je ne sais pas combien font 6X7 mais j’ai lus tous les Harry Potter trois fois. Sans être un prodige (du genre « mon dieu elle écrit des mots avec sa soupe alphabet ! »), j’ai très rapidement appris à lire et j’ai enchaîné sur les bouquins. Plein de bouquins.

Dix ans : la boulimie

En grandissant, le simple acte de lire était pour moi un plaisir illimité. Je connaissais la liste des ingrédients de mes céréales par cœur à force de lire le paquet à répétition tous les matins. Je ne lisais pas de livres « de grands » mais j’avais vidé le rayon ado de ma bibliothèque. J’avais soufflé mon prof en ramenant à l’école l’Étalon Noir à l’école, un bouquin de la taille d’une brique. Je nourrissais une haine profonde pour Odile Weulersse : alors mon auteure préférée, elle m’avait rabrouée durant une convention en affirmant que ses livres étaient « trop compliqués pour une petite fille de mon âge ». Entre parenthèses, aux auteurs qui ont ce genre d’idées stupides : continuez à écrire mais arrêtez-vous de parler.

Quinze ans : l’abandon

J’ai continué à bouquiner pendant le collège. Les livres me permettaient de m’isoler de cet environnement hostile où les élèves rivalisaient de méchanceté à mon égard. J’essayais de trouver l’endroit le plus tranquille possible pour pouvoir me plonger dans les pages. Je renforçais la difficulté en passant aux livres de mes parents, expédiant en quelques jours les bouquins qu’on nous faisait lire au collège. Et puis j’ai découvert les jeux vidéo. Qu’on n’en profite pas pour me dire que les jeux vidéo sont un danger pour l’apprentissage des jeunes. Je vous l’ai dit, je suis quelqu’un de passionné : quand une chose me plait, je m’y consacre tout entière. Zigouiller du monstre en ligne me prenait tout mon temps, et peu à peu j’ai perdu ma soif de lecture.

Vingt ans : les retrouvailles

Pourquoi je n’ai pas recommencé à lire avant ? J’attendais la petite étincelle. L’auteur qui me donnerait envie de me plonger dans les livres à nouveau. Et puis je l’ai trouvé, en la personne de Lovecraft. J’ai acheté un recueil à six euros (l’appel de Ctulhu évidemment), et je l’ai dévoré étonnement lentement. Sa plume est tellement parfaite que je prenais le temps de savourer. J’ai acheté un Kindle et me suis procurées toutes ses nouvelles gratuitement, puisqu’elles sont maintenant libres de droits. J’en ai profité pour revoir mes classiques. Je suis passée ensuite à Terry Pratchet, dont mon copain du lycée me faisait sans arrêt l’éloge. Je me suis lancée dans les annales du disque monde.

Vingt trois ans : la coexistence

Aujourd’hui, j’ai à peu près la capacité de concilier plusieurs passions. Si les jeux vidéo occupent toujours une partie de ma vie, mon Kindle m’accompagne partout. Je lis des écrits de journalistes, ceux qui racontent leurs voyages ou leurs découvertes. En fin de compte, l’univers le vrai, a l’air tout aussi passionnant que ceux qui sont imaginés. Je suis aussi férue de BD, que je lis à la pelle. Les livres ont toujours fait partie de ma vie, de près ou de loin. Et ce n’est pas prêt de changer !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s