Trois astuces pour écrire son mémoire

A mon retour d’Asie, j’avais un véritable Mont Everest qui m’attendait : écrire un mémoire de 50 pages, en un mois pile. Fini les pool party et les cocktails multicolores, place aux piles de bouquins et à l’angoisse de la page blanche !

C’est le second mémoire que j’écris, et comme la première fois, un constat m’a frappée : il est difficile de trouver de vrais conseils de méthode sur internet. Face à l’ampleur de la tâche, je n’ai trouvé personne pour me dire par où commencer. Résultat : j’ai complètement bâclé mon premier mémoire. Pour le second, vu l’urgence de la situation et la médiocrité de mon travail de l’année dernière, j’ai décidé de m’organiser plus concrètement. A toi qui dois attaquer mais qui est pommé, voici mes trois formules magiques !

Un outil salvateur, le carnet de mémoire

Depuis septembre, je fonctionne avec un bullet journal. Sorte de carnet à to do list ultra-organisé, il m’aide à ne rien oublier et surtout à tenir le coup dans les moments de rush. En me calquant sur ce principe, je me suis créé un carnet de mémoire.

L’idée est simple : sur la première page, je fais le sommaire de tout ce que je dois écrire. Je consacre donc trois pages à mon plan (au cas où je décide d’en changer), trois pour noter mes sources et sept pour mes recherches. Il convient donc de numéroter les pages. Une fois qu’elles sont remplies, je crée une nouvelle entrée dans le sommaire. Pareil si j’ai d’autres idées de listes.

carnet_mémoireEt on ne se moque pas de gommettes !!

Cette méthode me permet de concrétiser mon travail. Toutes mes notes sont au même endroit, si bien qu’il me suffit de tourner les pages pour retrouver à quoi je pensais il y a trois jours ou la semaine dernière. Elle peut sembler archaïque mais je me suis rendu compte que lorsque j’écris quelque chose à la main, c’est comme si je l’écrivais dans mon cerveau. Lorsque je dois me rappeler d’un truc important, je l’écris sur un papier, même si je sais que par la suite je ne regarderais pas le papier. Si c’est votre cas aussi, le carnet de mémoire peut être un bon allié !

Point de détail (qui n’en est pas un pour moi) : j’ai choisi un petit carnet à spirales, pratique pour prendre plein de notes et l’emporter partout. Je n’aime pas utiliser des carnets moches. Si vous voulez en trouver des jolis et fonctionnels, je vous conseille de vous rendre dans les boutiques pour artistes (à Lyon par exemple, Graphigro est une mine d’or) !

Une technique implacable, les pomodoro

Le rapport avec les tomates italiennes, je ne sais pas : les pomodoro sont une technique pour gérer son temps de concentration efficacement. A force de passer ses journées à la bibliothèque, on finit par en avoir jusque là et par ne plus réussir à se concentrer. On commence alors à errer sur des sites inutiles, à traîner sur son téléphone… En fait, le cerveau a besoin de décompresser pour mieux fonctionner ! L’idée est de se concentrer à fond pendant 25 minutes non-stop, puis de se détendre pendant 5 minutes. Re-concentration pendant 25 minutes, détente de 5 minutes, concentration de 25 minutes et enfin détente de 15 minutes. Ensuite si on le sent, on recommence. J’aime cette technique parce qu’elle me permet de me donner à fond en sachant qu’au bout du compte, je pourrais me détendre un peu.

Pour la mettre à exécution, on peut utiliser un simple minuteur, ou une application dédiée. Ma préférée sur Android est Tomate Mécanique, peu gourmande en énergie, fonctionnelle et esthétique. En plus, elle enregistre les pomodoro effectués et les affiche sur un calendrier, pour qu’on sache quand est-ce qu’on a rien glandé et quand est-ce qu’on a viré rat de bibliothèque.

Mc Luhan a dit : 10% d’invention

Enfin, un dernier conseil plus théorique. L’an dernier, je me suis fait taper sur les doigts parce que ma bibliographie était quasiment vide. Écrire un mémoire avec cinq ou six références au compteur, c’est aller droit au casse-pipe. Je m’en suis très vite rendu compte en lisant des thèses (oui, je suis allée loin dans le délire). Les auteurs en citent d’autres au moins une fois par paragraphe ! Mais j’en ai eu la confirmation en lisant Pour comprendre les médias, de Mc Luhan. Allez, si vous avez fait le moindre petit semestre de socio, vous connaissez Mc Luhan. Le mec qui dit des choses très intéressantes mais compressées dans des bouquins écrits en très très petit. Dans son prologue, en substance, il raconte que son éditeur lui a balancé « mec, tu me fais peur là : un bouquin normalement, c’est 10% d’invention et 90% de reprises. Y’a trop de choses nouvelles dans ton manuscrit » ce à quoi Mc Luhan a répondu (en substance) : « Je sais coco. Mais la socio en a besoin. ». On remettra en cause mes citations plus tard : le fait est que pour avoir moins de chance de se planter, il est plus malin de citer régulièrement d’autres auteurs. Selon moi, il n’y a rien de mal à aller chercher ses références sur internet, mais les livres sont assez indispensables. Parce qu’ils proposent une réflexion bien plus poussée… Après si vous allez me chercher des articles de 300 pages sur internet, je retire ce que j’ai dit.

Et vous, vous avez des astuces ? Et que pensez-vous des miennes ? (oui parce que comme dit Iannis Pledel dans Le blog face à la clôture informationnelle, « Être prêt à la discussion et le montrer est primordial, le « Qu’en pensez-vous ?» que l’on retrouve sur bon nombre de blogs est d’ailleurs à cet égard significatif. »).

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Une réflexion sur “Trois astuces pour écrire son mémoire

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