Les histoires de fric

On dit souvent que c’est le bon plan de partir au Cambodge, parce que c’est pas cher. En fait les choses sont loin d’être aussi simples. Pour être sûrs de ne pas se faire avoir, il faut beaucoup fureter, demander des conseils… L’argent ici, ne fonctionne pas comme en France !

Deux monnaies : le dollar et le riel

En me renseignant sur internet, je n’ai pas très bien compris quelle monnaie je devais emporter dans mes bagages : des dollars ou des riels ? En fait, ici on paye avec des dollars, et on nous rend souvent la monnaie en riels. Là où ça devient compliqué, c’est qu’un dollar équivaut à peu près à 4000 riels. Du coup, on se retrouve très rapidement avec des tas de billets dans la poche, qui ne valent pratiquement rien. Combien de fois il m’est arrivée de partir tranquille avec mon portefeuille plein, avant de me rendre compte que je n’avais même pas assez pour payer un déplacement… En plus si on n’est pas bon en maths, c’est un vrai cauchemar.

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Un gros tas de riels

Revoir ses habitudes de consommation

J’ai du revoir complétement ma façon de manger en arrivant au Cambodge. Comme beaucoup de français, je faisais mes courses au supermarché, et j’allais de temps en temps au marché pour me faire plaisir avec de bons fruits et légumes. Ici, des supermarchés il y en a. Mais on évite de faire les « courses de la semaine » dedans. Car ils sont tous totalement hors de prix. Honnêtement, on a essayé de trouver des choses locales, qu’on ne pourrait pas forcément acheter en France. Mais tout est très, très cher. La raison est assez simple : le Cambodge est loin d’être auto-suffisant. Peu de choses sont produites ici, du coup tout voyage et tout coûte cher. Pour rigoler, j’ai regardé le prix des produits occidentaux : un gros Babybel coûte 11$ et quelque ! On a trouvé des bouteilles de jus d’orange à 1$ le litre, on a vidé le rayon.

Tout se négocie

Du coup, l’idéal est encore d’aller au marché. Les prix sont bien plus bas, mais il y a quand même un hic. Ici, on considère souvent que blanc = riche. Du coup, beaucoup de choses sont plus chères pour nous, même si les prix restent très raisonnables quand on les compare aux tarifs européens. En arrivant, j’ai failli payer ma carte SIM 5$ au lieu de 1 ou 2 ! Et attention, ça négocie sec. Personne ne prendra mal le fait que vous négociez, car c’est ainsi que ça fonctionne. Par contre ce n’est pas toujours évident de faire baisser les prix. Le mieux est encore de faire croire qu’on laisse tomber. Avec les tuktuks par exemple, c’est un jeu d’enfant puisqu’ils sont généralement trois ou quatre sur le même trottoir. Un « We’ll take another one » suffit pour les faire flancher. En fait le plus difficile est de savoir à quel moment un prix devient raisonnable. Demander 1$ à un tuktuk pour traverser toute la ville, ce n’est franchement pas sympa, et c’est encore plus mal vu quand on est étranger.

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