Une semaine à Phnom Penh

Salut à tous !
Voici une semaine que je suis arrivée à Phnom Penh au Cambodge, pour quatre mois de stage. On me demande des nouvelles alors j’ai décidé de tout compiler ici. Et si vous vous en fichez mais que vous êtes intrigués par la vie au Cambodge, ça peut toujours vous intéresser ! Toutes mes excuses par contre pour la médiocre qualité des photos, je n’ai pas encore pris la peine de sortir mon appareil photo donc tout vient de mon téléphone.

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La vue depuis mon « roof top », et depuis mon balcon

Phnom Penh est la capitale du Cambodge. Ce n’est pas une très grande ville mais elle bouillonne d’activité de 6h du matin à 20h (les khmers se couchent tôt !). Ici, pas de transports en commun, pratiquement tout le monde se déplace en scooter. Pour ceux qui n’en ont pas, ça reste simple : dès le moment où vous êtes étranger, vous pourrez vous déplacer très facilement. Les conducteurs de tuktuks sont présents à presque tous les coins de rues. Ce sont des chariots très confortables, tirés par des mobylette. Un moyen de transport que j’adore ! Il y en a tellement que je dois refuser gentiment une dizaine de « tuktuk lady ! » tous les matins. Il y a aussi les motodop, moins chers : ce sont des particuliers qui peuvent emmener les gens n’importe où à moto ou en scooter. Les conducteurs sont généralement très sympa. Ils proposent avec le sourire et n’insistent pas si on refuse. Ils aiment bien faire de l’humour mais comme ils ne parlent pratiquement pas anglais, généralement on ne comprend rien ! Mais petit hic : ils ne connaissent pas toutes les rues ! Du coup il est très facile de se perdre, même en ayant un chauffeur… Mieux vaut bien checker le trajet avant de partir.

Les gens

Parlons des gens tiens : on m’a garanti que le Cambodge était la nation du sourire et que j’allais adorer le peuple khmer. Ce n’est pas quelque chose que j’ai ressenti tout de suite. Avec la barrière de la langue, il est difficile de comprendre si une personne te veut du bien… Mais effectivement, c’est un peuple avec lequel on se sent bien. Les habitants de Phnom Penh sont généralement très propres sur eux, même si la ville est très sale (poussière et pollution à gogo). Ils sont vraiment courtois, ne s’énervent pas quand tu ne comprends rien à ce qu’ils disent (même quand ils parlent anglais), ou quand tu t’embrouilles dans le change dollar-riel. Du coup même si tout est plus compliqué ici, ce n’est pas très flippant d’entreprendre une tâche seul. Apprendre quelque mots de khmer est un plus : cela leur fait généralement très plaisir d’entendre du khmer dans la bouche d’un étranger. Ca reste un peu bizarre, car le Cambodge étant pour l’instant un pays très pauvre, il n’est pas réellement pris d’assaut par les touristes et les expatriés. Du coup, certains nous regardent d’un air très curieux, et c’est au début assez gênant. Mais j’ai vite compris que ce n’était pas de l’hostilité, juste de la curiosité. Il y a pas mal d’enfants qui sont contents de savoir dire « hello ». Du coup ils tiennent absolument à te dire bonjour quand ils te croisent ! C’est le truc le plus adorable que j’ai jamais vu.

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Le Tonlé Sap, juste devant les bureaux de la rédaction

La bouffe

J’avais peur que la nourriture soit un vrai problème. Je célèbre la bouffe, je la vénère, vraiment. Que se serait-il passé si je n’avais pas aimé celle du pays ? Hé bien pour le peu que j’en ai goûté, j’aime ! Les cambodgiens aiment le piment, ils en servent en accompagnement avec beaucoup de plats. Le riz ici est excellent, cuit à la perfection. Je suis aussi étonné par le gout des légumes : ils sont souvent très bons, très croquants !

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Une simple soupe de légumes et boeuf à 3,50$ : un régal

C’est plus compliqué pour les boissons. Les sodas ont un goût plus sucré, le coca semble plus caféiné… Allez savoir pourquoi. On m’a beaucoup vantés les « shakes », ces cocktails glacés aux fruits et au lait. On m’en a servi un, il était imbuvable ! En fait la plupart des boissons sont très sucrées, à tel point que quand je commande un jus de citron, on me sert aussi du sucre liquide au cas où. Mais j’ai mes habitudes maintenant, par exemple au resto à côté de mon boulot : ils me servent un jus d’orange fraîchement pressé à tomber. Restaurant qui, comble de coïncidence, est lyonnais !

Car ici niveau bouffe, difficile d’avoir le mal du pays ! Beaucoup de restaurants français sont installés à Phnom Penh pour combler les petites envies des expatriés. Ils sont légèrement plus chers mais pour moi dont le bon vivre passe beaucoup par le palais, ça fait vraiment plaisir. Ainsi, ce matin j’ai pu découvrir un café européen à côté de chez moi, qui fait du pain, des croissants et des tas de viennoiseries ! J’ai également rencontrés deux restaurateurs servant de la cuisine du Sud-Ouest, et je mange de temps en temps dans un restaurant belge. Le guide du Routard contient tellement de mises en gardes à propos de la nourriture que je pensais ne rien pouvoir manger mais en fait, il y a l’embarras du choix ! Je pense que je reviendrais ici parler plus précisément de la gastronomie khmer, qui est bien plus fascinante que ce que je pensais.

Je ne suis pas une touriste !

Un point de détail qui me file un peu le blues : comme je le disais plus haut, certains khmer ont du mal à comprendre qu’un étranger puisse travailler ici. Ce matin, l’un d’eux m’a accostée dans la rue. Il voulait me faire visiter la ville. Je lui ai dit que je devais aller travailler et il a répondu « later, later ! ». Beaucoup d’étrangers que je croise se promènent les mains dans les poches, le sourire aux lèvres. Ils profitent du soleil, s’amusent… J’aimerais pouvoir profiter de la ville comme ils le font, en toute quiétude. Mais je viens de commencer le stage, une chose qui me stresse toujours beaucoup au début (alors que c’est déjà mon quatrième !). Mais ce petit blues passera probablement au bout de quelque semaines !

A bientôt !

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2 réflexions sur “Une semaine à Phnom Penh

  1. Yes! Des news exotiques ! J’ adore! Bien sûr que la bouffe khmer est bonne! Tu aurais du me demander pour te rassurer… Je vais être une fidèle lectrice, et j’ attend tes articles avec impatience!
    Et dis toi que c’est encore plus chouette de découvrir un pays en y travaillant: le spectre de ce que tu »visites » est différent, mais franchement plus large et authentique.. Bises

  2. Pingback: Bangkok, septième jour | liloodalas

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