Pourquoi j’aime pas la plage

CA, c’est du titre hyper explicite de schtroumpf grognon. Mais en cette période estivale, j’avais envie de pousser mon coup de gueule contre une grosse arnaque qu’on nous ressert chaque années depuis les trente glorieuses (révisions du BAC représente).

Ors donc, chaque été, la plage est sensée être la destination privilégiée de tout français qui se respecte. C’est celle qui coûte cher, celle qui donne envie, celle à laquelle on rêve en Novembre, coincé derrière les fenêtres glacées d’une salle de cour. La télé et le cinéma nous assomment à coup de sable fin, certifiant que c’est là-bas qu’on trouvera l’idylle, le cocktail parfait, le bronzage de star. La plage, c’est fait pour draguer et être dragué, c’est là qu’on est les plus beaux, on devient tout à coup potentiellement baisable.

Aloha, qu'ils disaient...

Vous voyez ça ? Bah c’est de la connerie par pack de 12.

Mais que nenni ! Pour moi, la plage est une machine à monstruosités. D’abord, par définition, ya la mer juste à côté. Du coup l’air est hyper humide, et en plus comme c’est tout plat, ya beaucoup de vent. Vous suivez mon développement ? Brushing naturel forcé ! Dés que je sors mes pieds du sable pour revenir sur le bitume, j’ai la coiffure de Bernadette Chirac. Fucking air marin ! En plus, une des caractéristiques de ce lieu dangereux, c’est que (généralement) il y a du soleil. Beaucoup trop de soleil. Et moi qui suis blanche comme un fantôme, même avec de la crème indice 50, je me retrouve inévitablement brûlée au second degrés. En plus, il y a ce truc idiot et inutile : les VAGUES. Mais pourquoi les gens ont-ils l’idée complètement déraisonnable d’aller se lancer-là dedans ? A peine tu t’approches, tu te fais embarquer par un rouleau qui fait deux fois ta taille. Les vagues semblent être dotées d’une pensée propre, et d’un but unique : nous ridiculiser le plus possible. La dernière fois que j’ai tenté le coup, je me suis fait attraper, tournoyer, arracher violemment mon maillot de bain, puis planter dans le sable comme un crétin de bout de bois. On résume donc : quand je retourne sur ma serviette, je suis rouge pivoine mâtinée de dépôts blancs chelous, mes cheveux font deux fois la taille de ma tête, je suis recouverte de sable des pieds à la tête, et j’ai probablement une ou deux dents cassées. Comment puis-je être fuckable dans ces conditions, expliquez-moi ?

Et c’est pas tout : déjà que cette terre est un milieu hostile, la population, elle, l’est tout autant. Je ne parle pas des autochtones bien sûre, qui ont depuis toujours la bonne idée de laisser la place au pire des fléaux : les touristes benêts qui viennent en masse. Bien souvent, ce sont des familles qui viennent ici pour faire plaisir à leurs mômes. Ya le père, la mère, la tata, le tonton, et tout une tripotée de marmaille. Ceux-là courent partout, font des trous, secouent leurs serviettes dans ta direction, et le pire de tout : ils CRIENT ! Et vous n’avez pas intérêt à faire le moindre commentaire : vous serez automatiquement gratifiés de regards outrés et de remarques cinglantes de ces parents stupides qui voient leurs gosses comme les plus grandes merveilles de l’univers (les parents ne devraient pas avoir d’enfants, sérieux. Ou alors ils devraient les détester (là je suis méchante)). On aura également droit à la caméra familiale, où vous ne désirez pas franchement apparaître, mais où vous n’avez pas le choix parce que vous êtes juste derrière. Si ce n’est pas eux, alors ce sont des kékés grâcieusement saucissonées  dans leurs moules-bites, le crâne rasé sur les côtés et les lunettes de soleil de mouche sur le nez. Programmés pour draguer tout ce qui possède une paire de seins et moins de quatre ou cinq bourrelets, ils vous servent des arguments à la noix tels que « vazy j’ai d’la bonne ça te tente une soirée sur la plage tonight ? » ou « yo t’a des jolis bras toi chui sûre tu serais partante pour un beach volley ! ». Est-on obligés de subir tout ça ? Bah oui : c’est la plage.

Donc cette année, montagne. Et je dirais même : fucker beach !!

Smoutchis, Liloo

PS : Le fait que je sois coincée dans la Picardie profonde explique sans doute la morosité de cet article. SOS.

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